EDOUARDO DELLA FAILLE


 ENG/
Edouardo della Faille has chosen art to share his committed point of view on social issues that concern him. Affected, like each of us, by the health crisis we are experiencing, he chooses first to develop works that denounce the societal problems that this epidemic has brought to light. Isolation, depression, absurdities, conflicts of interest, political vagueness etc.. Eduardo puts his subject in a narrative form that does not let appear, at first sight, his political thought. In a second time, he tries to approach this committed subject by a poetic approach, with the aim not to denounce but to relieve. He writes a text that will be used as a basis for an audiovisual performance that encourages us to consider art and culture as an engine of appeasement. And above all, he begins a series of large paintings in a project entitled "The Great Escape". The first is entitled "Mental Journey". It is a piece that allows the viewer, confined, blocked, restricted in his movements, to leave while remaining static. Using drawings from coloring books, he takes the principle of Henry Darger's works in a totally opposite atmosphere. Dreamlike, soft, airy, his painting is an ode to travel, to freedom, to movement itself. Everything that we have been missing for several years now.

FR/
Edouardo della Faille a choisi l’art pour partager son point de vue engagé sur les questions sociales qui le préoccupent. Affecté, comme chacun d’entre nous, par la crise sanitaire que nous connaissons, il choisit en premier lieu de développer des œuvres qui dénoncent les problèmes sociétaux que cette épidémie a mis à jour. Isolement, dépression, absurdités, conflits d’intérêts, flou politiques etc.. Eduardo met son propos en forme narrative qui ne laisse pas apparaître, au premier abord, sa pensée politique. Dans un second temps, il tente d’aborder ce propos engagé par une approche poétique, dans le but non plus de dénoncer mais de soulager. Il écrit un texte qui servira de base à une performance audiovisuelle qui incite à considérer l’art et la culture comme un moteur d’apaisement. Et surtout, il commence une série de grandes peintures dans un projet intitulé “La grande évasion”. La première porte le titre “Voyage mental”. C’est une pièce qui permet à celui qui la regarde, confiné, bloqué, restreint dans ses mouvements, de partir tout en restant statique. Utilisant des dessins issus de cahiers de coloriages, il reprend le principe des œuvres de Henry Darger dans une ambiance totalement opposée. Onirique, douce, aérée, sa peinture est une ode au voyage, à la liberté, au mouvement même. Tout ce qui nous manque terriblement depuis plusieurs années déjà.