DAHLIA HAMDI


ENG/
Dahlia's work is as much artistic as social. The goal is to allow the spectator to rethink his conception of the city and his relationship to nature. Whether it is through her large floral collages or her texts on the STIB, the Brussels transport network, Dahlia takes the side of a proposal turned towards the human being and his well-being rather than thinking of the city only in terms of efficiency and speed.

His collages are directly inspired by the naturalist and botanist plates of the early 16th century, minus the limits of the frame and the representations. Here it is all about letting go, letting go and freedom. Indeed, Dahlia wishes to break the boundaries between city and nature and uses the floral material from magazines as an infinite motif that takes shape on the format in order to better exceed it. At first, the viewer is confronted with what he may believe to be an abstract painting whose subject would be color, before realizing that the real subject of the work is nature itself. The flower is as much the motif of the painting as the unity that tends to become the infinity of forms that nature knows how to take on. From the chaos of life, humans have always wanted to draw a fantasy cosmos in which they would be able to classify and rank things. Dahlia sweeps away this limiting conception to make room, once again, for this first explosion that created life.

FR/
Le travail de Dahlia est un travail autant artistique que social. Le but étant de permettre au spectateur de repenser sa conception de la ville et son rapport à la nature. Que ce soit par ses grands collages floraux ou ses textes sur la STIB, le réseau de transport bruxellois, Dahlia prend le parti d’une proposition tournée vers l’humain et son bien-être plutôt que de penser la ville uniquement en termes d’efficacité et de rapidité.
Ses collages sont directement inspirés par les planches naturalistes et botanistes du début du XVIème siècle, les limites du cadre et des représentations en moins. Ici tout est question de lâcher prise, de laisser-aller et de liberté. En effet Dahlia souhaite briser les frontières entre ville et nature et utilise la matière florale issue des magazines comme d’un motif infini qui prend corps sur le format afin de mieux le dépasser. De prime abord, le spectateur est confronté à ce qu’il peut croire être une peinture abstraite dont le sujet serait la couleur,  avant de se rendre compte que le réel sujet de l'œuvre est la nature même. Le fleur est autant le motif de la peinture que  l’unité qui tend à devenir l’infinité des formes que la nature sait revêtir. Du chaos du vivant, l’humain a toujours voulu tirer un cosmos fantasmé dans lequel il serait en mesure de classer et hiérarchiser les choses. Dahlia balaie cette conception limitante pour laisser place, de nouveau, à cette explosion première qui a créé la vie.
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